Rappel du jour : « Aucun d'entre vous ne peut se prétendre croyant jusqu'à ce qu'il aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même » (Boukhâry, Mouslim)

Date : Dhoul Qaddah 16, 1427

 

Mardi 31 janvier 2006

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Allâh a dit :

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1°) [ Il n'y a rien de bon dans beaucoup de leurs conversations secrètes sauf s'il s'agit d'ordonner une aumône ou une action de bien ou une réconciliation entre les gens ] (Sourate 4:114)

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2°) [ et la réconciliation est meilleure ] (Sourate 4:128)

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3°) [ Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous ] (Sourate 8:1)

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4°) [ Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères ] (Sourate 49:10)

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Pour ce qui est des ahâdîth :

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1°) Selon Abou Hourayra (radhia Allâhou anhou), le Messager d'Allâh (sallallâhou aleyhi wa sallâm) a dit : « Pour chacun de ses os, l'homme doit une aumône à chaque jour qui voit le soleil se lever. Tu arbitres en toute justice entre deux parties et tu as là une aumône. Tu aides quelqu'un à monter sur sa bête ou à charger ses bagages sur elle et tu as là une aumône. La parole gentille est une aumône. Pour chacun de tes pas vers la mosquée tu as une aumône. Quand tu retires un obstacle de la voie publique tu as encore une aumône » (Boukhâry, Mouslim)

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2°) Oum Koulthoùm bint 'Oqba (radhia Allâhou anhou) a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allâh (sallallâhou aleyhi wa sallâm) dire : « N'est pas menteur celui qui réconcilie les gens en disant à chacun des deux adversaires que l'autre a dit du bien de lui » (Boukhâry, Mouslim)

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3°) Dans une autre version de Mouslim, elle dit : « Je ne l'ai jamais entendu autoriser le mensonge sauf dans trois cas :
- La guerre.
- La réconciliation des gens.
- Ce que dit l'homme à sa femme et la femme à son mari »

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4°) Selon Aicha (radhia Allâhou anhou), le Messager d'Allâh (sallallâhou aleyhi wa sallâm) entendit une fois deux rivaux discuter à voix haute devant sa porte. Or voici que l'un d'eux priait l'autre de renoncer à une partie de sa créance et de lui faire des facilités pour le reste.
L'autre disait : "Par Allâh, je n'en ferai rien".
Le Messager d'Allâh (sallallâhou aleyhi wa sallâm) sortit alors à eux et leur dit :
«
Où est celui qui jure par Allâh de ne pas faire du bien? »
L'autre dit : "Moi, ô Messager d'Allâh! et j'accepte maintenant la solution qui lui convient". (Boukhâry, Mouslim)

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5°) Selon Sahl Ibn Sa'd As-sà'idi (radhia Allâhou anhou), le Messager d'Allâh (sallallâhou aleyhi wa sallâm) apprit qu'il y avait un litige entre les membres de la tribu des Bani 'Amr Ibn 'Awf. Le Messager d'Allâh (sallallâhou aleyhi wa sallâm) sortit avec un groupe de gens pour les reconcilier. Les Bani 'Amr le retinrent (à manger) alors que vint (à Médine) l'heure de la prière.
Bilâl vint dire à Abou Bakr : "Ô Abou Bakr! Le Messager d'Allâh (sallallâhou aleyhi wa sallâm) semble avoir été retenu alors qu'est venue l'heure de la prière. Veux-tu bien y présider à sa place?"
Il dit :
« Oui, si tu veux »
Bilâl annonça alors l'entrée en prière et Abou Bakr s'avança et dit : "Allâhou Akbar!"
Les gens le dirent à sa suite. Juste à ce moment, le Messager d'Allâh (sallallâhou aleyhi wa sallâm) arriva en s'avançant dans les rangs pour y prendre place. Les gens (offusqués de voir Prophète prier derrière quelqu'un) se mirent à taper des mains (pour dire à Abou Bakr de céder sa place au Prophète). Or, Abou Bakr, quand il était en prière, ne regardait jamais derrière lui. Mais, quand les battements des mains redoublèrent, il tourna la tête. Il vit le Messager d'Allâh (sallallâhou aleyhi wa sallâm) qui lui fit signe de continuer à diriger la prière. Abou Bakr (radhia Allâhou anhou) leva cependant la main (en signe d'excuse) et marcha à reculons jusqu'à sa place dans le rang des prieurs. Le Messager d'Allâh s'avança alors à sa place et présida à la prière. Une fois la prière achevée, il se tourna vers les gens et leur dit : «
Qu'avez-vous, quand vous avez trouvé quelque chose à redire dans la prière, à battre des mains? Seules les femmes battent des mains. Dorénavant, quand vous trouvez quelque chose à redire dans la prière, dites à voix haute : "Soubhànallàh!" Nul, en effet, n'entend "Soubhànallàh" sans se retourner. Et toi, Abou Bakr, qu'est-ce qui t'a empêché de continuer à diriger la prière quand je t'ai fait signe de le faire? »
Abou Bakr dit : "Il ne convenait pas au fils d'Abou Qouhàfa (lui-même) de présider à la prière devant le Messager d'Allâh (sallallâhou aleyhi wa sallâm)". (Boukhâry, Mouslim)

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Article extrait du livre riyyâd oûs salihîne et retouché par Salah Eddine

 

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